Etrangers – Le Film

July 17, 2008

Israël est inutile

July 2, 2008

IsraelValley : News: ISRAEL RENSEIGNEMENT de TSAHAL- LE “SALE BOULOT” D’ISRAEL EN IRAN L’ex-boss des services secrets de Tsahal parle sans fard.
La guerre psychologique est ouverte au Moyen-Orient. L’été sera chaud …au moins au niveau de la guerre des mots entre Israël et l’Iran. Pas un jour sans une déclaration fracassante. Il est très rare d’entendre un ex-patron des services de renseignements de Tsahal parler avec autant de “rage” et sans fard.

L’ancien patron du département de recherche des services de renseignement de Tsahal, le général Yossi Kuperwasser, affirme dans une interview au quotidien Yediot Aharonot que les pays occidentaux vont laisser à Israël le soin de faire le “sale boulot”, c’est-à-dire, laisser l’aviation militaire israélienne seule, frapper les installations nucléaires iraniennes.

Selon le général Kuperwasser, le rapport de services de renseignement américains faisant état d’une attaque israélienne en Iran à la fin de l’année 2008 confirme ses déclarations. De cette façon, indique Kuperwasser, l’Etat d’Israël sera tenu pour responsable en cas d’embrasement du Moyen-Orient à la suite de ces frappes.—

Source: IsraelValley et Guysen.

Là logiquement, un bouton rouge est censé être allumé quelque part dans votre cerveau, vous indiquant à quelle point la situation d’israël est mal partie.
… Ah moins que comme quelques autres millions d’individus vous fermiez les yeux sur un fait aussi criant de la relation du monde envers Israël –

Le plus triste dans l’histoire, c’est que le monde entier nous crie notre inutilité, et les nations du monde hurlent leur désir de nous voir disparaitre de la surface de la terre – un bref regard sur les actualités et les commentaires des journalistes du monde entier nous permet aisément de constater que la majorité des pays du monde nous considère comme une plaie et ne savent pas comment se débarrasser de nous.

Et puis voilà au détour d’une news – une parmi tant d’autre – apparait une preuve de plus du coté purement artificiel et intéressé de la relation amicale des US envers Israël.

Israël n’est qu’un pion pour se débarrasser des arabes – et si au passage Israël pouvait disparaitre aussi ce ne serait pas plus mal.

Petite questions au passage, si demain il y avait un guerre en Israël et que nous étions forcer de repartir en diaspora, vous croyez qu’il y aurait un état qui accepterais de nous accueillir ? Je n’irais pas parier…

Le monde ne peut pas voir Israël en peinture – et ceci depuis Abraham, cela n’a pas changé en 5000 ans.

Pourquoi tant de haine, mmm, bonne question… peut-être parce qu’au sein même d’Israël règne la haine. Après tout, le second temple fut détruit parce que la relation d’amour du prochain est devenue une relation de haine gratuite.

Donc la solution semblerait de résoudre le problème chez nous d’abord… Bon, ceux qui pensent que de changer notre société vers ce qu’elle doit être est un rêve utopique ont peu être raison, peut être mieux vaut-il que des bombes nous tombent dessus et réduisent Israël en une gigantesque chambre d’incinération… mais personnellement, ça ne me tente pas trop, il faudrait plutôt trouver ce qui ne tourne pas rond dans notre relation à la réalité et corriger une telle relation.

Bon voilà, c’était un billet d’humeur, en espérant au final qu’on se bouge, si on ne veut pas que les autres nous bougent à coup d’uranium enrichi…

Le passé n’est pas mort

January 23, 2008

“Le passé n’est pas mort ; il n’est même pas passé.”
William Faulkner.

source

Et si on arretait de jouer ?

Secret Défense

January 23, 2008

Au coeur des forces spéciales israéliennes

A lire, ce matin dans Libération, mon portrait de Noam Ohana, un jeune juif français qui s’est engagé dans les forces spéciales de l’armée israélienne et a combattu durant l’Intifada. Diplomé de Science Po, plutôt de gauche, il vient de publier un livre “Journal de guerre” (Denoël) dans lequel il retrace son itinéraire.

Quiconque s’intéresse à la chose militaire [et quelle que soit par ailleurs son opinion sur le conflit israélo-arabe], doit lire ce livre. Il décrit de l’intérieur la sélection et le fonctionnement des troupes d’élite de Tsahal. Noam Ohana a servi au sein de la sayeret tzanhanim, c’est-à-dire les commandos parachutistes. Pendant un an, il a participé à des opérations antiterroristes en Cisjordanie, qui consistaient essentiellement à l’arrestation de Palestiniens suspectés d’activités terroristes. Au témoignagne s’ajoute une description du fonctionnement de l’armée israélienne.

Bonus: la sélection des troupes d’élite de Tsahal

Armée de conscription, Tsahal sélectionne en priorité les jeunes capables de suivre la formation pour devenir pilotes de l’armée de l’air (Israel ne possède ni aéronavale, ni Alat). S’ils sont retenus, ils ne peuvent plus postuler pour un autre cours.

Deuxième niveau: le “gibush”. Il s’agit d’une semaine de tests qui permet d’identifier les jeunes capables de suivre trois cours différents. 1- celui permettant d’intégrer la Sayeret matkal et la Sayeret shaldag, deux unités spéciales (état-major et armée de l’air) engagées dans les opérations stratégiques. 2- le cours pour la Shayetet, (Flotille en hébreu), c’est-à-dire les commandos-marine de la 13 ème flotille. C’est l’unité la plus “physique” de Tsahal. 3- le cours Hovlim pour la formation des officiers de marine appellés à servir à bord des bâtiments (souvent légers) de la flotte.

Enfin, les membres des troupes spéciales de l’armée de terre sont sélectionnés durant le Yom Sayerot (le jour des patrouilles). Chacune des quatre brigades (Golani, Givati, Nahal et para) possède sa propre sayeret. Il en existe d’autres, par exemple au sein du Génie ou des Gardes frontières.

« Comme un arbre planté près d’un courant d’eau, qui donne ses fruits en leur saison, dont les feuilles ne se flétrissent point; tout ce qu’il fera réussira.» (Psaumes I, 3)

Au cours des générations les kabbalistes se sont appuyés sur l’exemple du développement de l’arbre pour nous décrire le processus emprunté par l’homme: du début jusqu’à sa fin, lorsqu’il parvient à produire des fruits spirituels doux et juteux. Au 16ème siècle, Tou Bi Shvat disposait d’une signification particulière pour les kabbalistes de Safed, il était de coutume de se revêtir de vêtement de fête, de décorer la table de fleurs et de rameaux de myrtes, d’y placer du vin et des fruits, et la nuit était consacrée à l’étude du Livre du Zohar

Tou Bi Shvat est décrit comme une fête symbolisant le point culminant, les fruits, auxquels toute l’humanité doit et peut accéder.

Le fruit espéré

Tout au long de nos vies, nous nous fixons des buts et espérons qu’en les atteignant nous serons heureux. Le fruit, la récompense, qui se tient devant nous nous semble attirant, et ce jusqu’à ce que nous fassions de nombreux efforts pour y arriver. Nous passons de nombreuses années à construire une carrière, nous fondons une famille, nous travaillons dur pour vivre, nourrir nos enfants et leur assurer un avenir.

Lorsque l’on observe nos vies, nous voyons que nos aspirations changent constamment : le fruit de la veille se transforme aujourd’hui en un nouveau but, qui déjà ne semble plus aussi séduisant qu’hier. Il semblerait que les choses désirées et acquises ne nous satisfassent plus. De plus, une chose inconnue en nous ne nous donne pas de repos, elle nous pousse à constamment rechercher un fruit plus grand et incomparable.

Le Rav Yéhouda Ashlag (Baal HaSoulam) décrivit merveilleusement ce processus. Il écrit que l’homme ne connaît pas encore le beau et sublime fruit qu’il se doit de rechercher; c’est pourquoi, il lui semble que tout son univers est limité à la réalisation d’objectifs provisoires, qui ne seront pas satisfaits. Cependant, quand il entendra parler d’un fruit doux, arrivé à maturation et comment parvenir à saisir ce fruit, l’homme ouvrira les yeux et verra le monde spirituel de lumière qu’il peut atteindre.

Croissance – mode d’emploi

Tout au long de l’histoire, les kabbalistes se sont efforcés d’adapter la sagesse de la Kabbale pour l’époque à laquelle la génération serait prête et que la sagesse devra se dévoiler aux quatre coins de la terre: notre époque.
Le Rav Baruch Ashlag (le Rabash), le fils et le continuateur du chemin tracé par le Baal HaSoulam nous a laissé un mode d’emploi pratique et simple pour parvenir à une meilleure vie. Dans un article le Rabash décrit clairement l’évolution de l’homme à celui d’un arbre. Il décrit en détail et clairement toutes les étapes à traverser dès l’instant où l’homme prend en charge sont développement spirituel, moment où la graine est semée en terre, jusqu’au moment où les fruits de l’arbre seront mûrs, c’est-à-dire lorsque l’homme atteint le plus haut degré spirituel.

Préparer le sol

La première étape à passer pour progresser se nomme semer. En effet, pour que l’arbre grandisse correctement et sainement, la chose la plus importante est de choisir un sol fertile et adéquat, ce qui donnera à la graine les meilleures conditions de croissance. Notre environnement n’est pas le seul à nous influencer, il ne se limite pas à ce que nous connaissons. Notre environnement se compose également de toutes nos aspirations à la connaissance sur notre monde, les informations qui détermine notre façon de penser et notre perception de la réalité.

Le déchet devient de l’engrais

Après avoir choisi un bon environnement, nous devons fertiliser le sol. La spiritualité qui jusqu’à présent était sans importance, et inutile – ayant tout juste la valeur d’un déchet – commence à prendre une place centrale dans nos vies. Nous commençons à comprendre les raisons des évènements dans notre vie; l’importance octroyée à la spiritualité ajoute une note positive dans nos vies, et nous recevons de nouvelles forces à chaque instant. Inversement, ce qui dans le passé nous semblait important devient caduc, se transforme en déchet, nous aidant à progresser spirituellement.

Creuser et examiner

Pour que la graine pousse et par la suite prendre racine également, il convient de préparer la terre. Le Rabash explique : comme on creuse profond pour un arbre, l’homme également doit creuser et examiner la raison de la venue dans ce monde. La recherche commence par la question sur le sens de la vie, cependant, lorsque nous nous élevons sur l’échelle spirituelle cette question se transforme en une source de lumière sur le chemin spirituel en vue du but. Nous apprenons comment creuser de plus en plus profond les strates de la réalité.

Oter les branches mortes

Dès notre l’enfance, nous subissons l’influence de notre environnement. Les valeurs inculquées forment nos désirs, nos vues sur la vie ainsi que notre approche de la réalité, et déterminent les fruits que nous souhaitons atteindre durant notre existence.

Cependant dans la plupart des cas, il nous reste à découvrir l’existence du véritable fruit, qui peut donner un sens à notre vie. Au fur et à mesure que l’homme se développe spirituellement, il commence à ressentir que la perception de la réalité avec laquelle il a été élevé, ne lui apporte pas satisfaction et ne fournit pas un sens à sa vie, et devient à ses yeux comme une branche morte.
Tout comme une branche desséchée sur l’arbre ne peut produire de fruit et par conséquent à enlever, nous devons nous aussi apprendre à enlever progressivement en nous ce qui nous retarde dans la compréhension de la véritable signification de nos vies.

Ceci n’est qu’une partie des actions que l’homme doit effectuer sur lui-même dans son chemin spirituel. Le Rabash poursuit son «mode d’emploi» en indiquant qu’il nous appartient de réaliser d’autres actions à des stades plus avancés de notre développement spirituel.

La fertilité de la terre

Tou Bi Shvat est le nouvel an des arbres et symbolise une nouvelle opportunité. La terre est fertile et adéquate à la notre développement, tout ce qu’il nous reste à faire est d’ajouter un peu de sagesse à nos vies.

France-Israël Alliance Général Koenig, Avocats sans frontières et la revue Controverses organisent le 10 décembre 2007, à la Maison du barreau (Paris), le colloque international Mythe et réalité du « processus de paix » – Le roc des refus palestiniens. Me Gilles-William Goldnadel, président de ces deux associations, nous présente ce colloque aux invités prestigieux et répond à nos questions sur l’actualité.

Guysen International News : Pourquoi avoir choisi ce thème – Mythe et réalité du processus de paix, le bloc des refus palestiniens – pour le colloque du 10 décembre ?

Gilles-William Goldnadel : Nous avons choisi ce thème en insistant sur la nécessité de sortir d’une conception un peu trop lyrique d’un processus de paix qui, pour l’heure, est resté très platonique.
Nous entendons insister lors du colloque sur la permanence et la constance du refus palestinien qui s’exprime aussi bien par la pratique de la violence que par le discours de la haine qui la nourrit.
Cette situation n’a évidemment rien de réjouissant et pour y remédier, encore faut-il dresser un diagnostic sérieux.

GIN : Que pensez-vous de la conférence à Annapolis et de son accord final ?

GWG : La conférence d’Annapolis ne mérite ni excès d’honneur, ni excès d’indignité. Elle a eu pour seul mérite de sortir d’une stagnation préjudiciable aux deux parties. Elle n’a pas non plus obligé Israël à des concessions irrémédiables.
Cela étant, quant à la satisfaction de constater que des parties arabes y avaient participé, elle me paraît très illusoire.
D’abord, parce que je pense qu’il faut cesser de se féliciter de voir Israël « reconnue ». Rien n’est plus faux. Je constate que les représentants de l’Arabie Saoudite ont fui les diplomates israéliens tels des pestiférés et que la Syrie y est officiellement venue pour empêcher sa reconnaissance en tant qu’Etat juif.

GIN : Y a-t-il selon vous des partenaires palestiniens pour la paix avec Israël ? Dans l’affirmative, lesquels ? Dans la négative, quelles conclusions l’Etat d’Israël et la communauté internationale devraient-ils en tirer ?

GWG : Le seul partenaire palestinien pour la paix avec Israël s’appelle Mahmoud Abbas. C’est indéniablement un modéré et il a critiqué, quoique du bout des lèvres, « l’Intifada militaire ».
Reste à savoir pour quelle paix il serait, puisqu’à ce jour il n’a toujours pas reconnu Israël en tant qu’Etat juif. Reste également à savoir la représentativité de ce partenaire puisque, au lieu de s’en prendre au ‘Hamas, comme la feuille de route le lui enjoignait, c’est le ‘Hamas qui lui a réglé son compte à Gaza. Je rappellerais que le ‘Hamas c’est 50% ou plus des Palestiniens qui l’ont élu de manière tout à fait démocratique.
Enfin, le Fatah d’Abbas poursuit les actes terroristes par l’intermédiaire des brigades d’Al Aksa.
A ma connaissance, dans l’histoire des relations internationales, on n’a jamais vu un partenaire agréé, à la représentativité aussi douteuse. La seule conclusion que l’Etat d’Israël et la Communauté Internationale doivent en tirer, c’est d’avancer précautionneusement et en imposant à chaque partie un devoir de responsabilité.
S’agissant de la partie arabe de Palestine, c’est encore et avant tout de dire si oui ou non elle souhaite un Etat en Palestine à côté, et non à la place, d’Israël et de démontrer si elle est prête, une bonne fois pour toute, à entrer dans une négociation âpre, mais sérieuse, en renonçant définitivement à l’utilisation de la violence.

GIN : Que pensez-vous des derniers rebondissements de l’affaire al-Dura ?

GWG : Le visionnage des images que j’ai vues personnellement lors de la dernière audience de la 11e chambre de la Cour d’appel, montre que l’explication de Charles Enderlin indiquant qu’il ne les avait pas montrées aux téléspectateurs car il s’agissait de « l’agonie insupportable » du petit Mohammed, était fausse. Je ne sais toujours pas s’il s’agit d’une mise en scène délibérée, mais je suis encore plus convaincu qu’avoir affirmé péremptoirement et sans aucune prudence, que l’enfant était mort de balles israéliennes, représente la faute journalistique la plus grosse de conséquences de toute l’Histoire.
Je rappellerai en effet, que Mohammed al-Dura est devenu le symbole même de la cruauté de la soldatesque israélienne envers les enfants, qu’un timbre à son effigie a été émis par des pays arabes et qu’enfin, le journaliste juif Daniel Pearl a été décapité sous la photo du petit martyre…
Cela étant, vous pouvez constater que la presse généraliste est restée pour l’heure d’une grande discrétion.

GIN : Certains parlent d’une « lune de miel » dans les relations franco-israéliennes depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République. Qu’en pensez-vous ?

GWG : Le propre des lunes de miel est qu’elles ne durent pas toute une vie conjugale…
J’attendrai, en conséquence, plus de temps pour juger de la stabilité et de l’harmonie d’une histoire qui, effectivement, a assez bien commencé.
Mais pour être plus direct, je crains ce que j’appelle le syndrome Herbert Samuel. Je vous rappelle qu’il s’agissait d’un Lord anglais d’origine juive, connu pour ses sympathies sionistes et qui avait été envoyé par sa Majesté la Reine comme premier Haut Commissaire en Palestine. Dès le départ, les Arabes ont commencé à le récuser, et notre lord, pour donner des gages d’objectivité est devenu de plus en plus hostile à la partie juive…
J’aimerais que la campagne de calomnies qui a commencé avec, notamment, les déclarations du ministre algérien des Anciens combattants sur « l’homme du lobby juif » et qui a pu aboutir à un discours de Constantine, que je n’ai pas particulièrement apprécié, ne finisse pas de la même manière…
Autrement dit « Let’s wait and see ».

Me Gilles-William GOLDNADEL est président de France-Israël Alliance Général Koenig –
http://www.france-israel.org – et d’Avocats sans frontières.

Interview publié par : http://www.guysen.com/

Mercredi 5 décembre, une équipe d’archéologues israéliens a annoncé avoir découvert les vestiges d’un palais, datant de la période du second Temple. Il s’agit d’un bâtiment exceptionnel, profondément différent des édifices très modestes construits à cette époque. Pour le directeur des fouilles, Doron Ben-Ami, c’est un “véritable livre sur l’histoire de Jérusalem” qui vient d’être révélé…

Depuis 6 mois, l’Autorité Israélienne des Antiquités (IAA) travaille au pied des murailles de la Vieille ville de Jérusalem, sous le parking Givati, à Jérusalem-est.
En effet, les archéologues ont été chargés de réaliser des fouilles à cet emplacement, afin de donner par la suite leur accord pour que ce parking soit agrandi.
Un projet qui sera désormais abandonné, puisque mercredi 5 décembre, les archéologues israéliens ont fait une découverte de taille.

Ces derniers ont mis à jour un bâtiment monumental qui daterait de l’époque du second Temple.

“Il s’agit d’un édifice impressionnant et spacieux, qui remonte à la fin de la période du second Temple” a déclaré Doron Ben-Ami.
Les archéologues étudient alors les fondations de ce complexe architectural, qui présente des vestiges de murs mesurant plus de 5 mètres de haut, des pierres pesant des centaines de kilos, des salles d’une hauteur de 2 étages, et des restes de fresques polychromes, ou encore des vestiges de mikvé (bains rituels).

Un édifice qui ressemblerait davantage à un palais qu’à une maison traditionnelle de l’époque du second Temple. Pour l’historien juif Josephus, le bâtiment découvert aurait été érigé par la reine Helena d’Adiabène, une riche aristocrate babylonienne.

Cette dernière, dont le royaume se situait sur la partie supérieure du fleuve Tigre, au nord de l’Irak actuel, avait décidé en 40 de s’installer à Jérusalem.
Convertie au judaïsme, elle était connue pour son extrême générosité. Durant la famine, elle s’était en effet engagée à distribuer de la nourriture aux nécessiteux, en envoyant ses serviteurs chercher ce qui manquait à Alexandrie et à Chypre.

Eli Shoukroun, responsable des fouilles de l’Autorité Israélienne des Antiquités, a précisé que parmi les objets déterrés se trouvait des poteries ou des pièces de monnaie du second Temple, ce qui ne laisse aucun doute concernant la date de ce palais.

A ce jour, les responsables des fouilles n’ont pas trouvé d’inscriptions qui identifieraient de manière certaine ce bâtiment. Mais selon Doron Ben-Amir, il est “fort probable que ce site ait abrité le palais de la reine Helena. Nous attendons tout de même d’avoir plus de preuves pour pouvoir l’affirmer de façon officielle”.

Une découverte qui suscite donc l’intérêt de tous les historiens. Les étroites ouvertures situées au sous-sol de cet édifice ont déjà été expliquées comme étant des issues secrètes pour les habitants qui cherchaient à fuir les autorités romaines.

Et d’après les vestiges découverts par les chercheurs, le bâtiment aurait été détruit intentionnellement, par démantèlement des murs, ce qui aurait alors conduit à l’effondrement de la structure, en 70. C’est pourquoi aujourd’hui, les pierres des murs, ainsi que des morceaux de plafond se retrouvent mélangés sur le plancher du sous-sol.

Sous-sol qui recouvre d’ailleurs également des artefacts de la période hellénistique et du premier Temple. “C’est un livre d’histoire de Jérusalem que nous venons de découvrir” a déclaré Doron Ben Ami.

Pour les Palestiniens en revanche, cette nouvelle trouvaille ne serait qu’une stratégie qui permettrait à Israël de renforcer son emprise sur la Vieille ville, dans l’optique de confisquer des terrains aux Palestiniens. Des déclarations entièrement réfutées de la part des archéologues israéliens, qui comptent bien poursuivre leurs recherches…